lundi 31 décembre 2007
Carte de voeux
La nouvelle année
Une figure stéphanoise
Une figure pour tous les stéphanois... enfin ceux qui l'ont connu... un SDF d'une gentillesse extrême.
Toujours vêtu d'une grande veste un peu trop large, un foulard autour du cou, il arpentait les rues de la ville, quelques fois il s'arrêtait près d'une fontaine, sortait une bout de miroir de sa poche, récupéré sans doute dans une poubelle, il se rasait !... Et quand il avait bu un coup de trop, il chantait !
La ville, il en connaissait tous les coins et recoins, les lignes de bus et de tram, il les avait toutes empruntées sans jamais payer un seul ticket ! Les contrôleurs le connaissaient et l'invitaient seulement à descendre au prochain arrêt, et il prenait ... le bus suivant.
Pour gagner un peu d'argent, il balayait le trottoir d'un commerçant ou bien il parcourait les bois du Pilat des journées entières pour rapporter du buis qu'il vendait pour le dimanche des Rameaux, du houx, du gui et des branches de sapin pour Noël et le jour de l'An, des jonquilles au printemps. Son lieu de prédilection pour la vente c'était devant l'église St Louis dans la Grand-Rue.
Le reste de l'année il allait ramasser des fleurs des champs et proposait ses bouquets. Il offrait aussi une fleur aux belles femmes qui passaient, certaines acceptaient avec le sourire et lui glissaient quand même une pièce dans la main, d'autres offusquées changeaient de trottoir, mais il avait toujours un mot agréable. Un poète notre Robin des Bois, c'était sous ce nom qu'il était connu.
Il sera renversé par le tram et succombera à ses blessures le 25 décembre 1962. Une triste fin pour lui...
dimanche 30 décembre 2007
Un docteur de plus
Enfin pour être exact... une docteure de plus dans la famille, en Histoire, cette fois-ci.
Flo a soutenu sa thèse fin décembre à l'Université de Paris 1...
Le titre ?.. "Joao Dos Santos, un dominicain portugais dans le Sud-Est Africain (1586-1622) : une histoire de l'Ethiopie orientale"
Un travail sur le récit missionnaire de ce dominicain qui a vécu de nombreuses années dans le sud-est africain, c'est à dire la république du Mozambique et le Zimbabwe actuel. Une traduction de son texte (qui sera publiée prochainement) et une étude historique de l'oeuvre. Reconstitution aussi de sa propre bibliothèque et sur... sa diffusion.
Un travail aussi sur la mission catholique dans cette région au tournant du XVI° siècle et sur les relations intercommunautaires... trois communautés qui se côtoient : les Karanga, les Musulmans et les Portugais qui sont généralement métissés. Avec une mise en évidence de la naissance d'une société nouvelle : celle des luso-africains.
Pour la suite ce sera une histoire des femmes du sud-est africain... alors, à suivre...
Difficile de résumer cinq années de travail en quelques lignes !
Un grand bravo pour avoir mené à bien cette tâche avec tes trois petits bouts d'chou !
Prochaine étape, un déplacement au Mozambique en février... Bon voyage Madame la docteure !
samedi 29 décembre 2007
Une fête pour les enfants
Une table bien garnie, une famille réunie... tout pour fêter un bon Noël ! Et ne l'oublions pas c'est la fête des enfants, un vrai plaisir de voir ces petitouts émerveillés...
Le père Noël
Il est passé... tous les enfants ont été sages...


Le retour...
Un grand merci pour vos petits commentaires ou messages privés à l'occasion des fêtes de Noël et pendant mon absence. Tout a une fin et les activités du blog reprennent !

vendredi 21 décembre 2007
Noël
Un joyeux Noël à tous !

Petites vacances
Les fêtes de Noël sont proches, de nombreux déplacements vers la famille... le blog restera un peu en sommeil.
Je remercie tous les membres de la famille qui voudront bien m'adresser les photos des enfants avec le sapin, les cadeaux... pour un petit album.
jeudi 20 décembre 2007
La crèche
Lucie a préparé le sapin pour elle et sa petite soeur, mais aussi la crèche... minuscule cette année.
En fait deux petites crèches miniatures qui vont paraître un peu simples par rapport à tout ce que l'on peut voir et notamment celles de Santounette sur son blog ! Mais elle était contente et fière de me les montrer quand je suis passé à St Etienne, ces deux jours...
La crèche rapportée d'Israël par sa Nanie et découpée dans du bois d'olivier

et une crèche de Bolivie

mardi 18 décembre 2007
Le balai
Toute sa vie, métayer ou fermier - je ne sais pas quel statut il avait exactement - passée dans la ferme de la maison templière des Tours, il était le seul à posséder un cheval dans le quartier. Il avait épousé "la" Tanette, la soeur de Tonin. Le dimanche il attelait Poulette et partait à la messe dans sa voiture à cheval, le seul moyen de locomotion qu'il avait.
A la retraite, il avait récupéré la maison du Grand Henri, il était notre voisin le plus proche et c'est seulement sur la fin de sa vie que je l'ai connu. Il ne lui restait plus rien, des souvenirs d'une vie de travail trop dur, quelques poules et lapins, un chien qui le suivait comme son ombre, de vieux outils usés et... les rênes et le mors du cheval accrochés sur un grand clou rouillé à l'intérieur de la porte de l'écurie.
Son jardin potager, c'était sa vie maintenant, il aurait au moins quelques choux et pommes de terre pour sa soupe ou pour accompagner un poulet de sa production. Quelques fois il partait le soir avec un char à bras, la faux et un râteau pour aller couper un peu d'herbe sur le bord d'un chemin ou dans quelques propriétés d'estivants qui n'avaient pas de tondeuse à gazon, eh bien oui, les lapins devaient aussi manger !
Souvent avec mon frère nous allions avec lui et au retour on tirait ce char plein d'herbe fraîche, lui il marchait derrière à pas lent avec ses outils sur l'épaule. Il s'arrêtait de temps en temps pour rallumer sa cigarette qu'il avait roulée lui même. Il fumait "du gris" disait-il, acheté le dimanche matin avec son gros pain de 2 kg. Les seules courses qu'il devait faire et qui faisaient la semaine. Je revois aussi son briquet en métal doré, une flamme de 10 cm au moins, une forte odeur d'essence et quand le mégot était trop petit, il se brûlait les moustaches.
Il habitait à l'étage et le rez-de-chaussée de la maison était transformé en atelier. Un établi qui avait dû recevoir plus d'un coup de scie ou de marteau, posé devant la fenêtre. C'est là qu'il fabriquait ses balais avec une branche d'arbre en guise de manche et quelques genêts ramassés dans les bois et séchés. Le tout cerclé par trois bouts de fil de fer récupérés sur une ancienne clôture.
Rustiques ses balais mais efficaces pour balayer une cour, lui il s'en servait aussi pour sa cuisine ! Il était fier de nous montrer sa méthode infaillible pour assembler les genêts, égaliser... aucun ne devait s'en aller.
En dehors des vacances, nous allions passer des week-ends dans la maison de campagne et le dimanche soir avant de redescendre sur St Etienne, ma mère l'invitait pour dîner. Il rentrait ensuite chez lui avec quelques provisions qu'elle lui donnait pour la semaine.
Un brave paysan... Marius !















