jeudi 31 janvier 2008
Animaux
Les enfants et les animaux... les petites filles "de la ville" à la campagne dans les fermes voisines...
Anouk la fermière
Lucie la bergère
Artiste en herbe ?
Un dessin d'Oubi quand il devait avoir 7 ou 8 ans... l'original a disparu mais il reste encore une photo (merci JBG) ! Bon d'accord ce n'est pas une oeuvre d'art !
mercredi 30 janvier 2008
Badoit
Village médiéval perché sur une colline qui domine la plaine du Forez, St Galmier (42) est connu dans le monde entier pour son eau pétillante, la Badoit...
Une eau minérale gazeuse déjà prescrite au XVIII° par les médecins locaux, dont le docteur Ladevêze, ancien propriétaire de la maison de mon père, mais sûrement déjà appréciée par les Romains puisque des thermes ont été découverts sous l'emplacement actuel de l'usine Badoit. Naturellement gazeuse à 16° dans un captage de plus de 100 m de profondeur taillé dans le granit.
Plusieurs sources alimentent l'usine d'où sortent 300 millions de bouteilles par an.
Un kiosque à côté de la source permet aux habitants de St Galmier de venir se servir directement en eau de Badoit. Il suffit de payer des impôts sur la commune pour avoir droit à la carte d'entrée. Quant j'étais gamin, le droit de puisage était illimité, j'ai encore le souvenir de "la corvée à la source" pour remplir nos bouteilles ! Depuis quelques années, le nouveau groupe propriétaire l'a limité à 12 litres par jour...
La source Badoit en 1900 et la rivière la Coise
La source Badoit et le nouveau kiosque actuel
mercredi 23 janvier 2008
La batteuse
Avant l'arrivée des moissonneuses-batteuses, les moissons n'étaient pas une mince affaire dans les fermes du Pilat...
Les "plongeons", ces espèces de petites pyramides, juste après la moisson dans les champs, permettent d'entreposer verticalement les gerbes de blé ou de seigle savamment liées à la main par quelques brins de paille avec un noeud indestructible. Ensuite, tout près de la ferme un ou plusieurs gerbiers, suivant la taille de l'exploitation, sont dressés, pour stocker la récolte jusqu'au "battage".
Quelques paysans seulement étaient capables d'échafauder avec adresse une tour de plusieurs mètres de hauteur parfaitement symétrique et surtout stable, chaque hameau avait son spécialiste. Ainsi la pluie n'aura pas de prise sur une belle récolte.
L'arrivée de la batteuse marquait la fin des travaux d'été dans les champs et malgré le travail dur souvent en pleine chaleur, c'était un jour de fête à la ferme. Et pour nous, gamins de la ville en vacances, c'était une journée exceptionnelle à ne pas manquer. Si par hasard le mauvais temps avait retardé les moissons et que le battage avait lieu après la rentrée scolaire... c'était la déception !
Morelon arrive toujours en fin d'après midi avec son convoi exceptionnel. Il pilote le tracteur et son assistant suit dans la vieille "Juvaquatre", un véritable atelier ambulant avec les caisses à outils, des crics énormes et... leurs valises. Tout commence bien sûr par le traditionnel petit canon de rouge, vient ensuite l'installation... choisir l'emplacement, caler la machine, mettre en place la courroie reliée au tracteur, la graisser avec une espèce de gros pain comme du savon... Morelon dirige les opérations, il s'agite, jure, ajuste ses lunettes, relève le bonnet de laine crasseux toujours avec le même geste, déplace encore son tracteur et procède aux essais. "C'est bon !"... la grande courroie de cuir est démontée, roulée et rangée pour la nuit.
Ce soir il dînera à la ferme avec la famille du paysan et dormira dans le foin à la grange, les hôtels sont rares et ce n'est pas pour lui.
La journée était réservée depuis longtemps, tous les paysans du coin débarquent à la ferme à pied ou en vélo, d'autres avec un attelage de boeufs ou de vaches, il faut une main d'oeuvre nombreuse et chacun a un rôle bien défini dans la chaîne de travail. Les plus costauds transporteront les sacs de grains proches des 100 kg pour les vider dans des coffres de bois. La maîtresse de maison s'affaire aux fourneaux avec quelques voisines et les filles apportent à boire.
Battage dans une ferme
mardi 22 janvier 2008
Tramway (4.4)
15 mars 1959...
Le tram vert était doté de deux wagons et circulait uniquement dans la Grand'Rue. Aux heures de pointes, un troisième wagon était accroché pour récupérer les ouvriers de la Manufacture d'Armes Nationale dans le quartier Bergson. Le premier wagon avait des sièges en cuir, les autres, des sièges en bois !
Le ticket à l'unité coûtait 0.20 centimes avec une réduction de 50 % pour les familles nombreuses à partir de 4 enfants. Les abonnés possédaient des cartes qu'il fallait renouveler chaque mois... une espèce de carton plié en deux, entoilé en noir et une étiquette était collée avec la date de péremption ! Je revois encore le gros pot de colle de l'employé, il badigeonnait abondamment la carte avec un pinceau et apposait son étiquette !
J'ai utilisé ce tram pour aller à l'école ! Avec un peu de recul c'était assez folklorique... le conducteur était debout, à la gare d'arrivée à Bellevue, il remplissait des espèces de réservoirs sous les sièges, une réserve de sable pour le freinage !... les portes restaient ouvertes pendant le trajet. Quant au receveur, il circulait pour vendre ses tickets... le fraudeur était descendu manu militari. J'ai presque l'impression d'avoir vécu à la préhistoire...
Le tram vert dans la Grand'rue devant la Préfecture et le kiosque à musique place Jean Jaurès. A droite partiellement caché le nouveau tram en service, un peu plus moderne !
Tramway (3.4)
Le tram bleu cours Fauriel, un peu désert à cette époque !
Il existait également une ligne desservant le quartier de la Rivière. Le tram possédait deux banquettes en bois dans le sens de la longueur. Il sera supprimé en 1955, semble-t-il et remplacé par un trolley.
lundi 21 janvier 2008
Tramway (2.4)
Au fond la gare de St Etienne - Chateaucreux...
Le tram desservait la ligne Raspail - Le Soleil.
Une photo de 1915
Tramway (1.4)
Le tramway a toujours une importance capitale à St Etienne qui sera l'une des premières villes à être équipée. D'autres municipalités adopteront ce genre de transport en commun pour disparaitre ensuite au profit des bus... et revenir à la mode depuis ces dernières années.
Pour St Etienne, il n'y aura aucune interruption, certaines lignes seront remplacées par des bus électriques, les "trolleys". La ligne principale de la Grand'rue, nord-sud, sera allongée pour desservir les hôpitaux et de grands travaux ont permis de créer des lignes nouvelles pour un tracé plus adapté.
Il est loin le temps où les rails étaient installés dans les rues pavées, le tram a son site propre au milieu du gazon. Quant aux "voitures" elles seront modernisées au fur et à mesure... le tram à vapeur, le tram bleu, le vert, puis le "nouveau tram", la suppression des "perches" traditionnelles et le remplacement par le pantographe et enfin des motrices ultra modernes dotées d'électronique et de salons panoramiques à l'arrière.
Le tram à vapeur de 1881 sur la place Badouillère dans la Grand'rue. Il sera remplacé en 1905 par un tram électrique (date approximative de la photo 1900). Sur la photo à droite, l'Hôtel particulier d'Etienne Mimard, le fondateur de ManuFrance.
dimanche 20 janvier 2008
Seb
Bonne fête Sébastien
Profitez bien tous les trois de ces quelques jours de vacances.
A Val d'isère la neige est là !
Vie privée, vie publique
Dans un article précédent j'évoquais les amis de mon arrière Grand-Père à Thély, l'abbé Rochette, le curé de Vendranges et Louis Ranvier le médecin, dit aussi le "savant" de Vendranges.
Je pensais qu'il recevait ses deux amis séparément puisqu'ils avaient des idées diamétralement opposées, la raison pour laquelle le brave curé avait fait campagne contre Ranvier pour les élections municipales... il avait dû être particulièrement virulent à l'époque puisque Ranvier n'avait pas été élu... en fait j'ai appris qu'en privé ces deux hommes étaient reçus ensemble dans la propriété. Ils figurent l'un à côté de l'autre sur la photo !
Assis de droite à gauche
mon arrière-grand-père, Louis Ranvier (chapeau), le curé Rochette
Ce brave curé, botaniste de renom, appréciait tout de même l'homme qu'était Ranvier. Il était aussi un bon vivant. Il ne manquait jamais la visite du dimanche après-midi autour d'une bonne bouteille chez mon arrière grand-père, lorsqu'il était à Thély.
Ma tante ne manque pas de me confier quelques souvenirs racontés par son grand-père notamment à la messe du dimanche matin lorsque le curé montait en chaire et annonçait :
"Mes bien chers frères... cet après-midi, il n'y aura pas de vêpres..."
Tous les fidèles se retournaient et cherchaient les bancs où était assise la famille et marmonnaient... "Ah oui ! les Bluzat sont là..."


















