Oubi

Chronique familiale - Informations - Histoire - Cousins, cousines - Un petit clin d'oeil sur le passé...

mercredi 14 mai 2008

Moyens de transports

Pendant longtemps la marche à pied est le seul mode de transport, "on prend les coursières"... le vélo se démocratise avec ManuFrance et ses fameuses "Hirondelle". Mais acheter un tel engin est un évènement ! Alors on n'hésite pas à se faire photographier !

Les voitures sont peu nombreuses dans ces campagnes... il en passe deux ou trois par jour et encore !...

Les voyageurs prennent "le car"... une véritable expédition... les anciens se souviennent de la montée de St Etienne à Rochetaillée, à mi-chemin dans la partie la plus pentue, tout le monde descend... les hommes poussent le car, les femmes suivent à pied derrière... sans parler des crevaisons qui sont fréquentes, dues à l'empierrage des routes. Le bitume viendra plus tard.

Les marchandises sont transportées par de rares camions avec des roues à bandage. Le plus souvent des attelages de boeufs ou de vaches. Mais avant de lier les bêtes à un joug, il faut les dresser et chacune a sa place, gauche ou droite. Si les marchandises sont trop lourdes, on s'arrête dans la montée, on dételle, on met l'attelage en renfort pour le premier convoi et ce sont les quatre boeufs qui amèneront le chargement jusqu'au col... on redescend chercher le deuxième char... ces chars, en bois avec de grandes roues ce sont les layes disparues depuis longtemps avec l'arrivée des tracteurs. Les pauses sont fréquentes, on s'arrête dans les bistrots et ils sont nombreux le long de la route... faire boire les bêtes dans le bachat et aussi le petit coup de rouge pour les hommes.

Laye

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mercredi 7 mai 2008

Le retour vers le loup

Les Grands-Bois, une forêt essentiellement de résineux, s'étalent entre le versant sud-est du Bessat jusqu'à la Haute-Loire sur 80 km environ.

La plupart des chemins non carrossables sont accessibles à pied ou en VTT et l'hiver en ski de fond ou de randonnée. Le point culminant, les Rochettes à 1316 m d'altitude, un simple amas de grosses pierres où les enfants sont heureux de faire un peu d'escalade.

Au nord des Rochettes, une jolie clairière où se croisent plusieurs chemins, le Creux du Loup, un nom évocateur. Pas grand chose de visible à première vue, une simple cuvette sur le bord du chemin... quatre chemins, trois mètres carrés, deux explications, une légende (?)...

Pour certains vieux paysans, l'emplacement d'une simple cabane en branchages construite par un berger vers 1800, il s'est caché ici pour tuer une trentaine de loups... triste affaire...

Pour d'autres, plutôt la tanière d'un loup énorme qui terrorise la région. Une hyène ou une panthère géante aussi  selon d'autres dires... des battues sont organisées pour protéger les troupeaux et surtout les habitants. En juin 1897, trois jeunes garnements s'enfuient de leur collège à St Etienne pour aller "tuer la bête"... ils sont retrouvés exténués au Planil entre St Chamond et Doizieu et recueillis par un paysan, les parents et la population sont soulagés.

Après la bête du Gévaudan, on parle alors de l'affaire de la Bête du Bessat... Tout s'est terminé parait-il en 1900, la bête a été abattue au col du Grand-Bois.

Je retiendrai la seconde hypothèse... Ce loup aurait-il eu une descendance ? Hante-t-elle encore ces lieux ? Je viens souvent là. Un petit coin tranquille où l'on se sent bien, chez soi, enfin... moi au moins.

Creux_du_loup

Le Creux du Loup

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vendredi 2 mai 2008

Vélocio

St Etienne et le Col du Grand-Bois par la RN 82 ou la Route Bleue, c'est un peu le domaine de Paul de Vivie (1853-1930).

Une figure emblématique du cyclisme, tant pour ses promenades en vélo que pour la plume dont il écrit sous le pseudo de Vélocio dans la revue Le Cycliste.

Il fonde la Manufacture Stéphanoise du Cycle en 1882 "La Gauloise"... il invente le cadre sans raccord, le pédalier, le dérailleur. Si nos VTT aujourd'hui sont aussi performants, c'est un peu grâce à lui...

Amateur passionné de grandes randonnées... il lui arrive de faire des étapes de 40 heures... il est à l'origine de nombreuses rencontres dont Les Diagonales de France et Pâques en Provence.

Un monument lui est dédié au col du Grand-Bois (1161 m) à 17 km de St Etienne. Chaque année début juin a lieu une manifestation dans le Haut-Pilat, la journée Vélocio, une course chronométrée sur la montée du col qui enregistre jusqu'à 5000 participants. La remise des dossards a lieu square Amouroux, le départ au Rond-point Paul de Vivie à l'entrée sud de St Etienne et l'arrivée vers la stèle au col du Grand-Bois. La première course a eu lieu en 1922 et se poursuit toujours avec une augmentation croissante de participants, venus de toutes les villes et de pays étrangers. Toutes les catégories sont représentées : course, tourisme, VTT, tricycles, quadricycles, grand-bi, tandems, handicapés, enfants, vétérans.

Stelevelocio

Le monument à la mémoire de Vélocio dans les années 1950

Aujourd'hui Col du Grand-Bois ou de la République

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vendredi 25 avril 2008

La Jasserie

Quel stéphanois ou lyonnais ne connait pas la Jasserie du Pilat ?

JasPilatUne ferme isolée au pied du Crest de la Perdrix (1437 m), une auberge, mais aussi un refuge. L'hiver... de la neige, du froid et le brouillard qui n'est pas rare. Un petit clocheton avec sa cloche pour rappeler aux marcheurs dans quelle direction ils doivent aller pour trouver le gîte et le couvert et ne pas rester une nuit dehors.

Dans les années 1920-1940, un téléski, un tremplin... une mini station de ski aux portes de St Etienne. C'était l'époque des skis en bois et du telemark. Auguste Masson, dit Dudu, le propriétaire des lieux participera au développement des sports d'hiver dans la région.

Dans les années 1965-1970, il est toujours là... les citadins viennent en masse pour assister au lever du soleil sur les Alpes. Ils dînent à l'auberge, couchent dans le refuge, des espèces de casiers superposés, en guise de matelas, un peu de paille ou de foin. Rustique.

J'y allais souvent avec des amis. La dernière fois, la nuit sera agitée. Aucun touriste n'a dormi et au petit matin, Dudu nous mettra dehors "sortez immédiatement... les repas, le refuge, ne payez rien mais ne remettez plus jamais les pieds ici..."

On ira voir le lever du soleil... on reviendra pour s'excuser... on paiera... on pourra même revenir...

Jasserie

La fine équipe

Jacques F., Marie-Sylvie M., Françoise V., Gérard D., Marc D., Pierre F.

Ben non je prenais la photo je n'y suis pas dessus !

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mardi 11 décembre 2007

La croix de Chaussitre

Le crest de pierres... un véritable château d'eau avec toutes ses sources, Chaussitre culmine à 1220 m d'altitude, un balcon sur le Forez et la Haute Loire avec notamment le Mont Mezenc, le Mont Gerbier de jonc et le Lizieux, pour ne citer qu'eux. Par temps clair jusqu'à 30 clochers sont visibles... aussi un site protégé des engins motorisés, fort heureusement.

Sans parler de la faune, la flore est très abondante avec des espèces variées et pour les principales, l'airellier dont je vous avais parlé précédemment et qui ne laisse jamais tomber ses petites feuilles, la callune, une cousine de la bruyère, l'arnica pour le soin des traumatismes, autrefois ses feuilles séchées remplaçaient le tabac et le genévrier, ce petit arbuste avec ses piquants dont les baies sont utilisées comme condiment. On rencontre également la drosera, plante carnivore à feuilles rondes.

anc_croixChaussitre a retrouvé sa croix le 15 septembre 2007, foudroyée au printemps.

La cinquième, mise en place depuis la première installée par des scouts dans les années cinquante (1953 vraisemblablement). Un sapin de 2 m de circonférence avait été abattu pour l'occasion dans la forêt voisine et Bernard Peyrache l'a transformé en un monumental poteau de 10.50 m de long et de 40 cm de section, soit 2 tonnes environ.

Des blocs de granit la maintiennent en place au sol.

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Encore Chaussitre

Quelques photos du site de Chaussitre, dans le Pilat...

chauss1

Chauss3

Chauss5

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samedi 10 novembre 2007

Interlude

Premiers flocons...

Bois

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dimanche 28 octobre 2007

Le Grand Henri

Une pelle, un pic, une barre à mines, une corde, un seau... c'était ses seuls outils.

PuitsHors de question d'employer des explosifs, de peur de détourner les sources. Taper dur pour creuser un puits, pas de terrain sablonneux, de la terre de bruyère en surface et quelques cailloux, des pierres de la taille d'une table qu'il fallait casser pour remonter à la surface et souvent le rocher, des veines entières à traverser. Quelques centimètres à l'heure tout au plus. Il crachait dans ses mains, prenait la barre à mines, repérait une fissure et accompagné d'un grand "aaarrh", il faisait sauter un morceau de granit. Chaque coup porté était efficace.

Et quand il voyait l'eau sortir d'une fissure, il était non pas rassuré, parce qu'avec ses baguettes de noisetier et son savoir faire, il était sûr de lui, mais soulagé d'avoir fait une partie du travail. Ensuite, il posait ses pierres les unes sur les autres disposées avec art et ce, sans un brin de ciment. Il ne s'agissait pas de construire un mur étanche, mais au contraire laisser passer la source pour remplir le puits et constituer une réserve en eau potable.

Connu dans tout le canton, c'était lui qui avait creusé la majorité des puits.

BergerieIl habitait une petite bergerie sur le chemin des Tours, une pièce sans confort qui lui servait à la fois de cuisine avec la cheminée et de chambre avec une paillasse dans un coin, de vieux sacs en toile de jute remplis de foin ! Dans un coin de la bergerie, la cenpotte, légèrement surélevée pour pouvoir passer "la chopine" sous le robinet de bois. Il passait du temps autour de ce tonneau avec son ami Tonin, le propriétaire des lieux, au début c'était des discussions sérieuses (?) puis venaient les jurons... des spécialistes... et souvent ils en venaient aux mains ou plus... coups de triques et de fourches, ce qui leur tombait sous la main !

Ma grand-mère m'avait raconté qu'en arrivant au Grand-Bois, elle avait trouvé un mare de sang devant chez elle... c'était Tonin et le Grand-Henri qui s'étaient battus à coups de fourches...

Le Grand-Henri s'arrêtait de travailler quand il pouvait faire livrer son tonneau et quand il était vide, il reprenait ses forages de puits. Je l'ai connu sur la fin de sa vie.

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samedi 13 octobre 2007

Les cheminées

Lorsque les notaires préparaient l'inventaire d'un logis, ils partaient habituellement du foyer, sans doute un procédé commode mais ausi peut-être le symbole de l'importance attribuée à l'âtre...

Il existait bien sûr dans les maisons anciennes différentes sortes de cheminées... les cheminées dites "de milieu" ou "chauffant au large" et qui se trouvaient plus précisément en Bresse et dans le Maconnais, mais c'était au moyen-âge qu'elles étaient les plus répandues.

L'usage des cheminées murales s'est généralisé à partir du XI° siècle et toujours aménagées contre l'un des murs, jamais dans un renfoncement pour donner le maximum de chaleur.

Chez le paysan le linteau est en bois, très rarement en pierre, c'est donc une simple poutre reposant sur des corbeaux en pierre, en granit, principalement dans les régions de montagne.

Four___painChemin_eUn rayon de bois d'une vingtaine de cm de large et des planches moulurées au dessus. Sur la tablette se trouve les chandeliers, les pots à épices et en général un crucifix avec un rameau de buis. Généralement une petite niche dans le mur latéral fermée par une porte où étaient rangées les allumettes, le sel et l'almanach. Très souvent aussi, l'entrée du four à pain, intégré à la cheminée, toujours avec des pierres taillées en demi-cercle. Au dessous une ouverture pour conserver les braises parce que même en été, il était hors de question de laisser éteindre un feu... sous peine pour la maîtresse de maison d'être la risée du village !

Chemin_e_et_placardUne des cheminées du Grand-Bois a déjà été rénovée et l'autre est actuellement en cours de rénovation. Tous ces éléments sont présents.

D'une longueur de 3.50 m, elle comporte également un placard encastré dans le mur pour le rangement de la vaisselle ainsi que les oeufs qui se trouvaient toujours dans un panier rond en osier. Il existe toujours aussi...

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vendredi 14 septembre 2007

Le vieil arbre...

Le Parc du Pilat est riche en arbres remarquables surtout pour les épicéas, douglas et particulièrement dans le creux de Tarentaise, un peu plus humide avec le Furan, rivière qui alimente les barrages du Gouffre d'Enfer et du Pas de Riot... Pour certains, leur âge est estimé entre 150 et 200 ans.

Dans la propriété du Grand-Bois, outre les séquoias impressionnants, il existe un arbre remarquable de la famille des rosacées à fleurs blanches et odorantes : un aubépin. Malheureusement il semble arriver en fin de vie, quelques branches avaient été cassées également lors de la tempête de 1999. Il a cependant encore de nombreuses années à fleurir... et à quelques mètres, un autre mais beaucoup plus jeune, une centaine d'années mais celui-ci, à fleurs rouges.

Maurice Brun, ingénieur ONF, avait précisé qu'il était certainement le plus beau et le plus vieux de tout le Parc Régional du Pilat et estimait son âge à plus de 300 ans. Le fait étant assez rare, il était donc utile de le noter.

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